Récit de communication animale – Témoignages et expériences vécues
Les récits qui suivent sont des témoignages réels de communications animales réalisées dans un cadre éthique et respectueux, illustrant la manière dont les animaux peuvent exprimer leurs ressentis, leurs besoins et leur vécu.
🌿 Quand l’animal nous parle… vraiment
La communication animale ne se résume pas à des réponses à des questions.
Elle est avant tout une rencontre, un espace où l’animal peut exprimer ce qu’il vit, ce qu’il ressent, et parfois ce qu’il vient nous enseigner.
Les mots qui suivent sont le récit fidèle d’une communication animale, partagée avec l’accord du gardien, et présentée dans le respect total de l’animal.
Ce témoignage n’a pas pour but de convaincre, mais de montrer, à travers une expérience réelle, comment un animal peut devenir un miroir, un guide, et parfois un véritable maître de vie.
Petit chien… mais GRAND Maître
Communication animale avec LIVEL,
une leçon de vie
Il est petit.
Minuscule même, aux yeux du monde.
Et pourtant, ce jour-là, c’est face à un immense Maître que je me suis retrouvée.
Livel a perdu sa famille — animale et humaine — à la suite du décès de l’un de ses gardiens.
On l’a récupéré.
Sans lui demander son avis.
Comme tant d’autres animaux, arrachés à leur monde du jour au lendemain, sans explication, sans transition, sans choix.
Ce type d’histoire, je l’ai rencontré des dizaines de fois, notamment chez les chevaux.
Des êtres profondément grégaires, faits pour vivre en lien, en communauté.
Quand l’un de leurs compagnons disparaît — vendu, déplacé, séparé — ils ne vivent pas cela comme un simple changement.
Ils vivent un deuil.
Une tristesse sourde.
Une détresse silencieuse.
Une blessure qui s’imprime dans le cœur et dans le corps.
Chez Livel, cette blessure est encore vive.
L’aboiement comme armure
Livel n’est pas sûr de lui.
Pas à cause de sa petite taille — non.
Mais parce qu’il cherche un repère, un référent, quelqu’un sur qui s’appuyer.
Alors il aboie.
Il donne de la voix.
Il essaie de s’imposer.
Mais derrière cet aboiement, je perçois tout autre chose : un chien complètement décomposé, qui tente de se donner une “grosse voix” pour tenir le monde à distance, tout en essayant d’assurer une mission qu’il s’est attribuée : être gardien.
Beaucoup de chiens portent cette mission intérieurement.
Certains sont faits pour ça.
D’autres… beaucoup moins.
Et Livel, lui, le fait sérieusement, sans vraiment être à l’aise dans ce rôle.
Il prend la mission à cœur — parce qu’il pense devoir le faire — mais il a surtout besoin qu’on le rassure, qu’on lui explique qu’il n’est pas obligé.
À mesure que la communication avance, je le vois se détendre.
Il sourit.
Il se pose.
Son énergie change.
Il n’est pas loin de s’endormir.
Et je me dis : oui… c’est exactement là que je préfère le voir.
Une tristesse encore accrochée au passé
La détresse est profonde.
Une larme me monte.
Livel est encore très lié à son ancienne famille.
Ce lien est toujours vivant en lui, et tant qu’il n’est pas apaisé, il l’empêche d’être pleinement ici.
Je conseille alors un rituel simple mais puissant : le protocole des bonshommes allumettes de Jacques Martel.
Dessiner.
Mettre chacun dans une bulle.
Couper le lien, avec l’intention juste — non pas de nier l’amour, mais de libérer la souffrance.
Il en a besoin.
Le corps parle aussi
Physiquement, plusieurs points demandent vigilance.
Le poids, d’abord.
Son cœur est petit, entouré de graisse.
Attention à l’alimentation :
éviter le fromage, les restes de table, les excès.
Une nourriture senior est plus adaptée à ses 7 ans.
Je perçois aussi :
- Une fragilité respiratoire,
- Un passé dentaire à surveiller,
- Une attention particulière à porter à ses yeux et à la glycémie.
Rien d’alarmant — mais un check-up vétérinaire régulier est essentiel.
Pour les balades, inutile de forcer.
Une heure d’un coup est trop pour lui.
Mieux vaut plusieurs sorties de 20 minutes dans la journée.
Il n’est pas fougueux.
Il est posé.
Respectueux.
Présent.
Le lien va se tisser
Ce qu’il vous apporte aujourd’hui est déjà immense.
Mais ce lien va encore grandir.
S’aligner.
Se poser.
Les animaux sentent quand on est réellement là pour eux.
Quand on se rend disponible, dans l’écoute et le cœur.
Ils donnent alors énormément.
À condition de ne jamais leur demander d’aller à l’encontre de leur nature.
Parlez-lui.
Expliquez-lui les choses comme à un enfant.
Ils comprennent — non pas les mots, mais l’intention, l’émotion.
Utilisez aussi les images.
Les scènes mentales.
C’est magique.
La liberté… avec prudence
Pour le moment, il ne faut pas le détacher.
La peur peut le faire fuir.
Une longe de 10 mètres suffit largement.
Il n’a pas besoin d’une liberté totale.
Le risque de le perdre est trop grand.
Les enfants et la douceur
Lors de vos vacances, la présence d’un enfant très énergique peut être compliquée pour lui.
Il faut expliquer.
Avec des mots simples, vrais, responsabilisants.
Livel a un cœur fragile.
Le stress le fatigue.
Les enfants sont capables de comprendre cela.
Et parfois, ils comprennent bien plus que les adultes.
Et puis… il y a vous
Cette communication, venue pour Livel, s’ouvre largement sur vous.
Vous sortez d’un burn-out.
Votre corps et votre âme demandent du repos.
Prendre le temps de ne rien faire.
Respirer.
Sentir.
Observer.
Utiliser vos cinq sens pour revenir au présent.
La respiration — surtout abdominale — est votre alliée.
La peur de l’avion est là aussi.
La visualisation peut vous aider.
Un lieu refuge.
Une image rassurante.
Et puis… on me montre des couchers de soleil.
Des moments forts.
Une énergie douce, le soir.
On vous dit simplement :
arrêtez de mentaliser.
Une blessure ancienne
Il y a un nœud avec votre père.
Une blessure profonde.
Les émotions non exprimées se cristallisent dans le corps.
Alors il faut écrire.
Dire.
Libérer.
Le rituel des 21 jours.
Le feu, l’eau, la terre.
Et surtout… accueillir votre petite fille intérieure, pleine de tristesse, qui pleure encore.
Livel et vous : un miroir
On ne choisit pas un animal.
C’est lui qui nous choisit.
Si Livel est avec vous, ce n’est pas un hasard.
Vous partagez une même blessure : l’abandon.
Et ensemble, vous allez vous entraider.
Il est doux.
Profondément doux.
Ancienne âme, calme, posée.
Quand je lui demande comment il se définit, il répond simplement : « Je suis juste. »
Pas beau.
Pas intelligent.
Juste.
Et quand je tente d’aller plus loin, il me renvoie une vérité désarmante : « C’est très humain, ça. »
Encore une leçon.
L’amour, sans excuse
Puis vient ce moment…
Celui qui me fait vaciller.
Quand on aime, dit-il, on n’abandonne pas.
Aucune excuse.
Aucune justification.
Et il a raison.
Comme le renard du Petit Prince : « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. »
Un animal n’est pas un objet.
Ni une possession.
C’est un être vivant, avec des émotions, une mémoire, une conscience.
Et Livel, petit par la taille, m’a offert ce jour-là une immense leçon d’amour.
La carte finale
Pour vous rassurer, il accepte de tirer une carte oracle (Pour conclure les communications ; Cela permet à certains animaux de mettre des mots sur leur maux, car quelquefois la carte parle pour eux)
C’est celle de l’Amour :
« Je t’aime d’un amour puissant, profond et inconditionnel.
Je suis ton miroir, tu es le mien.
Ensemble, nous ne faisons qu’un. »
Tout est dit.
Petit chien…
Mais GRAND Maître.
⚠️ Ce témoignage est un exemple de communication animale.
Chaque animal, chaque situation et chaque lien sont uniques.
Les informations reçues ne se substituent jamais à un suivi vétérinaire ou médical.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la communication animale et son déroulement, vous pouvez consulter la page dédiée.
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Aiko, la chienne aux rails intérieurs
« Derrière certains comportements que l’on croit compliqués, il n’y a ni caprice ni opposition : il y a un être qui cherche désespérément son chemin dans un monde trop rapide pour lui. »
Une présence immédiatement singulière
Lorsque je me suis reliée à Aiko, j’ai immédiatement senti que cette communication ne serait pas ordinaire.
Il y avait chez elle une intensité étrange, une présence vive, presque débordante, comme si tout en elle se présentait d’un seul bloc : le corps, les émotions, les perceptions, l’instinct, la réaction.
Avant même qu’elle ne commence véritablement à “parler”, son corps s’est imposé à moi.
Pas un corps souffrant à proprement parler.
Pas un corps qui se plaint.
Mais un corps singulier, un corps qui raconte déjà qu’il a dû s’adapter autrement.
Je me tourne vers Camille.
— On me dit que son corps est particulier. Comme si elle ne l’utilisait pas de la même façon que les autres chiens. Est-ce que cela vous parle ?
La réponse vient sans hésitation.
Camille : Oui, le vétérinaire nous a expliqué qu’elle avait certains muscles moins développés que d’autres.
Tout se relie alors avec évidence.
Chez Aiko, la dimension physique ne peut pas être séparée du reste.
Sa manière de se déplacer, de se mouvoir, d’habiter l’espace, semble avoir été façonnée très tôt par cette particularité corporelle. Et cette façon si personnelle d’être dans son corps paraît aussi avoir influencé sa manière d’aborder le monde.
Très vite, une autre information m’arrive avec insistance.
— Il faut faire attention à son bassin. C’est une zone fragile chez elle.
Camille me confirme qu’un suivi ostéopathique a déjà eu lieu alors qu’Aiko était encore jeune.
Je sens que cet axe devra rester surveillé, accompagné, rééquilibré au fil du temps. Chez elle, le corps demande déjà beaucoup d’ajustements. Mais ce n’est pas tout.
Un monde intérieur en surcharge
Très rapidement, la communication bascule sur quelque chose de plus vaste encore : sa manière de traiter les informations.
Et là, ce que je ressens est saisissant.
Chez Aiko, tout semble arriver en même temps.
Les perceptions se superposent.
Les stimuli se croisent.
Les émotions montent avant même qu’un tri ait pu se faire.
Je cherche comment le dire le plus justement possible à ses gardiens.
— J’ai l’impression qu’elle reçoit tout d’un coup. Comme si elle n’arrivait pas à ranger les informations. Comme si, dans sa tête, tout partait dans tous les sens. Est-ce que vous observez cela chez elle ?
Camille acquiesce aussitôt.
Camille : Oui, dans certaines situations, on voit bien qu’elle ne sait pas du tout comment elle est censée réagir.
Voilà.
Le cœur d’Aiko est là.
Ce n’est pas une chienne qui ne veut pas comprendre.
C’est une chienne pour qui comprendre demande un effort immense.
À cet instant, une image se présente avec une telle force qu’elle ne me quittera plus durant toute la séance : des rails.
Je la leur partage aussitôt.
— Avec elle, j’ai l’image d’un train sur ses rails. Elle a besoin de suivre un axe très précis. Toujours les mêmes repères, les mêmes mots, les mêmes gestes. Sinon, elle sort du cadre et tout devient flou.
Cette image résume à elle seule une grande partie du fonctionnement d’Aiko.
Elle a besoin d’un chemin balisé.
De répétition.
De cohérence.
De sécurité.
Elle ne peut pas naviguer dans l’improvisation émotionnelle.
Ce dont elle a besoin pour avancer
Camille me demande alors ce qu’ils peuvent faire concrètement pour l’aider.
Camille : Qu’est-ce qu’on peut mettre en place pour que ce soit plus simple pour elle ?
La réponse d’Aiko est immédiate, limpide, presque méthodique.
— Il faut avancer étape par étape. Et toujours terminer sur quelque chose qu’elle connaît très bien.
Le connu devient pour elle un refuge.
Lorsqu’une situation la déborde, revenir à quelque chose de parfaitement identifié lui permet de redescendre, de se réancrer, de retrouver une forme de stabilité.
Peu après, un autre point me frappe : malgré son agitation intérieure, Aiko dégage aussi une énergie profondément lumineuse.
Elle est vive, expansive, candide.
Il y a chez elle quelque chose d’enfantin, dans le sens le plus pur du terme.
Une fraîcheur.
Une innocence.
Une spontanéité brute.
Elle veut bien faire.
Mais elle ne sait pas toujours comment.
Une chienne qui dit immédiatement ce qu’elle ressent
Puis vient un sujet particulièrement révélateur de son caractère : sa manière de réagir sans détour, du tac au tac, à ce qui ne lui convient pas.
Aiko n’est pas une chienne qui passe par quatre chemins.
Quand quelque chose lui déplaît, elle le fait savoir immédiatement.
C’est particulièrement flagrant lorsqu’elle évoque la voiture.
Sans transition, elle revient sur un changement récent fait par ses gardiens.
— Elle me parle de la voiture. Elle me montre très clairement qu’elle n’aime pas du tout ce qui a été modifié.
Camille confirme aussitôt.
Camille : Dernièrement, on a relevé la partie qui l’empêche de venir…
La réponse d’Aiko est nette, presque instantanée.
Ce changement ne lui convient pas du tout.
Ce passage m’a marquée parce qu’il montre à quel point Aiko peut être directe dans l’expression de ce qu’elle ressent. Elle ne contourne pas. Elle ne nuance pas. Lorsqu’un aménagement lui pèse, elle le dit. Et elle le dit franchement.
Ce n’est pas de l’opposition gratuite.
C’est sa manière à elle d’exprimer un inconfort réel.
Son rapport à l’eau, au confort et au concret
De la même façon, elle se montre tout aussi catégorique sur un autre point : l’eau.
Je perçois très vite que ce n’est pas simplement une préférence. C’est un rejet bien plus profond.
— On me dit que l’eau, ce n’est vraiment pas son truc.
Camille confirme immédiatement.
Camille : Oui, elle a horreur de l’eau.
Le message est sans ambiguïté.
L’eau ne lui plaît pas.
Elle ne la rassure pas.
Elle ne l’attire pas.
Aiko est une chienne plus proche de la terre, du concret, du stable, du solide. L’élément liquide semble la mettre en inconfort, comme s’il échappait trop à son besoin de repères. Là encore, elle ne compose pas avec ce qu’elle ressent : elle le dit tel quel.
Cette franchise se retrouve dans toute la communication.
Elle n’essaie pas de plaire.
Elle n’essaie pas de donner “la bonne réponse”.
Elle exprime ce qu’elle vit, avec ses mots à elle, ses images, ses réactions immédiates.
Le soutien précieux des autres chiens
Au fil de la séance, un autre thème important émerge : celui des autres chiens.
Camille : Avec une de ses copines, elle semble beaucoup plus rassurée.
Je ressens tout de suite combien cela fait sens pour Aiko.
Un chien stable, bien codé, bien dans ses pattes, pourrait devenir pour elle un repère vivant. Un guide dans la lecture des situations. Quelqu’un qui lui transmettrait, dans le langage du corps, des indications plus accessibles encore que celles de l’humain.
Chez elle, la présence d’un autre chien équilibré pourrait faire office de boussole.
Les enfants, une mémoire sensible et une question pour l’avenir
Puis la communication glisse vers un point beaucoup plus sensible, et profondément important pour l’avenir du couple : les enfants.
Le message arrive prudemment, mais clairement.
— Elle me dit qu’elle se méfie des enfants. Est-ce qu’il y a déjà eu une expérience compliquée ?
Camille répond sans détour.
Camille : Oui… il y a eu une fois un enfant avec qui cela a été compliqué.
Je sens aussitôt que cette mémoire est encore active chez Aiko.
Pas sous la forme d’une agressivité installée, mais comme une empreinte émotionnelle vive, associée à quelque chose de trop brusque, trop imprévisible, trop difficile à décoder pour elle.
Cette partie prend encore plus de poids lorsque le couple me confie réfléchir, à l’avenir, à avoir un enfant.
La question vient alors naturellement.
Camille : Si nous avons un enfant, comment pourrait-elle le vivre ?
Le ressenti d’Aiko est flou.
Ce n’est ni un rejet formel, ni un apaisement spontané.
C’est une interrogation. Une zone encore incertaine.
Comme si elle disait : « J’ai besoin qu’on me montre que cela peut être doux. »
Je prends alors le temps de leur expliquer que, chez elle, tout dépendra de la qualité des premières expériences. Il faudra des enfants calmes, respectueux, capables de ne pas l’envahir. Il faudra aussi savoir lire ses signaux, ne jamais forcer, ne jamais banaliser un malaise.
Chez Aiko, plus que chez beaucoup d’autres chiens, la sécurité relationnelle devra être construite avec patience.
Et pourtant, derrière sa méfiance, je sens aussi une possibilité.
Celle qu’un enfant puisse un jour devenir, non pas une menace, mais une présence joyeuse, rassurante, familière.
À condition que tout commence dans la douceur.
Une éponge émotionnelle reliée à ses humains
Au fil de la communication, une autre dimension se révèle avec force : Aiko est une véritable éponge émotionnelle.
Elle ressent énormément ce qui traverse ses gardiens.
La tristesse.
Les tensions du travail.
Les préoccupations quotidiennes.
Le désir d’enfant.
Les non-dits.
Les fragilités silencieuses.
Je mets doucement des mots sur ce que je perçois.
— Elle prend sur elle ce qui ne lui appartient pas. Elle se sent concernée par tout ce qui vous touche.
Camille reconnaît immédiatement cette réalité.
Alors je transmets ce qui me semble essentiel.
— Il faut lui parler. Lui expliquer ce que vous traversez. Lui dire que ce n’est pas à elle de porter cela à votre place.
Avec Aiko, les mots sont importants.
Pas seulement pour rassurer.
Mais pour remettre chacun à sa juste place émotionnelle.
Sans cela, elle absorbe.
Elle garde.
Elle se charge.
Les cartes oracle, un miroir du lien
La fin de la communication apporte une confirmation bouleversante de tout ce qui a été perçu auparavant, à travers le tirage des cartes oracle.
Pour Julien, Aiko tire la carte de la peur.
Le message est profond.
Cette peur parle de blessures, d’angoisses, d’un malaise intérieur qui peut ressurgir brusquement et faire perdre ses moyens. En l’entendant, je sens combien cette carte rejoint ce que nous avons perçu depuis le début chez Aiko : une grande insécurité intérieure, une difficulté à gérer ce qui l’envahit, un monde émotionnel encore traversé par des fragilités anciennes ou profondes.
Cette carte ne parle pas seulement d’un moment de peur passager.
Elle raconte un fond d’angoisse.
Une vulnérabilité réelle.
Quelque chose qui peut la rattraper très vite.
Et cela éclaire aussi le lien particulier qu’elle entretient avec Julien.
Comme si elle venait lui montrer, à travers cette carte, une part sensible d’elle-même qu’il devait entendre avec encore plus de finesse.
Puis vient la carte pour Camille : la colère, l’agressivité, la prise de place.
Là encore, le message est d’une grande justesse.
Il ne s’agit pas pour moi d’une colère destructrice au sens strict, mais d’une énergie de positionnement. D’une nécessité de s’affirmer. De dire non. De prendre sa place pleinement.
Et ce qui est remarquable, c’est qu’Aiko retourne presque le message vers Camille elle-même.
Comme si elle lui disait :
« Regarde-moi. Moi, je montre quand quelque chose ne me convient pas. Toi aussi, tu peux prendre ta place. »
Camille le ressent immédiatement.
Camille : Oui… on avait déjà perçu qu’elle pouvait être un miroir de certaines choses chez nous.
Et c’est précisément cela qui se joue ici.
Aiko n’est pas seulement une chienne à accompagner.
Elle est aussi un miroir vivant.
Elle leur montre la patience.
La cohérence.
L’alignement.
La nécessité d’être clairs dans leurs gestes, dans leurs mots, dans leurs intentions.
Elle leur montre aussi combien la vérité émotionnelle ne peut pas être évitée.
Aidez-moi à rester sur mes rails
Ce qui me touche profondément chez elle, c’est que tout cela cohabite avec une immense innocence.
Elle peut être têtue.
Directe.
Envahie.
Excessive parfois.
Mais jamais méchante.
Chez elle, il y a de la candeur.
De la fraîcheur.
Une manière presque désarmante de dire les choses telles qu’elles sont.
Elle n’aime pas l’eau ? Elle le montre.
Le changement dans la voiture ne lui plaît pas ? Elle le dit aussitôt.
Elle se sent mal à l’aise face à certains enfants ? Elle ne fait pas semblant.
Elle absorbe trop les émotions de ses humains ? Elle le révèle.
Tout chez elle appelle à la vérité.
Lorsque la communication s’achève, ce n’est donc pas sa difficulté que je retiens.
C’est sa lumière.
Sa sincérité.
Sa sensibilité.
Et cette image, si juste, qui a traversé toute la séance.
Aiko est une chienne qui a besoin de rester sur ses rails pour avancer en sécurité.
Et lorsqu’on comprend cela, on ne cherche plus à la corriger.
On commence enfin à l’accompagner dans le langage qui est le sien.
Au fond, tout son être semblait dire une seule chose :
« Aidez-moi à rester sur mes rails. »
✨ Communication animale et spectacle équestre
🌿 Témoignage d'une artiste : Un récit pour comprendre la communication animale autrement
Je tiens à remercier chaleureusement Yuna Khalydja, artiste au grand cœur et au talent lumineux, pour ce témoignage profondément touchant et pour ses mots empreints de sensibilité.
À l’occasion du concours de spectacle au Salon du Cheval d’Angers, j’ai eu la joie d’accompagner sa jument à travers une communication animale et une séance de Shiatsu, dans un moment à la fois intense, délicat et profondément respectueux du lien unique qui unit une artiste à son partenaire animal.
Recevoir un retour aussi sincère, porté par une personne aussi engagée, créative et attentive au bien-être de son cheval, est un véritable cadeau.
Ces instants partagés rappellent combien l’écoute, la présence et la confiance sont essentielles pour permettre à l’animal de s’exprimer pleinement, tant sur le plan physique qu’émotionnel.
La communication animale ne se résume pas à des réponses à des questions.
Elle est avant tout une rencontre, parfois bouleversante, où l’animal peut exprimer ce qu’il vit, ce qu’il ressent, et parfois ce qu’il vient nous enseigner.
Les mots qui suivent sont le récit fidèle d’une communication animale vécue dans un cadre artistique et sensible, partagé avec l’accord de la gardienne.
Ce témoignage n’a pas vocation à convaincre, mais à montrer, de l’intérieur, comment un animal peut devenir un véritable partenaire, un miroir… et parfois un maître de vie.
Salon du cheval d'Angers 2019
SHIATSU & COMMUNICATION ANIMALE
Sur la route du retour !!! Un weekend qui m'aura fait grandement de bien, j'ai appris énormément de choses et compris surtout beaucoup.
J'ai l'impression de ressortir de cette aventure avec une relation renforcée avec ma jument une connexion et communication encore plus grande que je dois en particulier à Corinne Brisset, nous avons eu un énorme déclic et sans elle ça aurait été complètement différent, je vous la conseille fortement si vous avez des soucis avec vos chevaux ou simplement pour leur bien être.
Pour ma part j'ai jamais été autant bluffée, rassurée, c'était hors du temps et nous nous sommes "retrouvées" complètement transformées... Ça a été complètement fou, tellement de difficultés, d'épreuves parcouru pour pouvoir participer à cette aventure...
Contrairement à ce que je m'étais imaginée, je n'étais pas si stressée que ça, du moins beaucoup moins stressée que sur ma première représentation de la veille qui avait été très compliqué à gérer sachant que pour doudou les rideaux et la lumière lui faisaient très peur, mais grâce au travail de Corinne en shiatsu et communication animale ( qui m'a beaucoup émue) j'ai compris le rôle qu'il me fallait avoir pour que ma jument soit plus à l'aise, c'était magique !
Lors de la CA doudou m'a dit qu'elle ferait les choses pour moi , elle l'a fait, et tellement mieux que ce à quoi je m'attendais ! Je l'admire tellement et elle me donne énormément !!!
Nous avons eu énormément de difficultés avec doudou, c'était notre premier salon et je ne pensais pas que ce serais aussi compliqué de s'adapter aux décors, aux lumières, nous avions répété très peu suite à des problèmes de santé pour nous deux, nous n'avions ni les installations ni le beau temps pour nous aider pour les préparatifs ... Bref un gros handicap mais nous avons décroché la troisième place du concours, c'était inespéré mais ma jument a été exceptionnelle et j'ai constaté un énorme changement pour nous deux !
Nous voilà grandit c'était l'expérience la plus riche en émotions et l'une des plus belles vécues avec ma jument... Parce qu'elle a toujours réalisé tous mes rêves, qu'elle a un cœur d'une taille indéterminable et que je l'aime plus que tous au monde !
Corinne Brisset c'est fou ! Tu es la personne que j'avais vraiment besoin sur cet événement, une petite fée, tu m'a énormément touchée et je suis sûre que doudou te remercie aussi beaucoup !
Un merci ne suffirait pas pour te dire ce que tu as su nous transmettre et je garderai graver dans ma mémoire nos deux heures passées ensemble au box, ça a été pleins d'émotions, même très dur pour moi mais surtout bénéfique pour nous deux et ça a tout changé, ça nous a fait tellement de bien !
Tu es une magicienne Corinne !!! Magnifique personne qui fait a fait un travail au delà de mes attentes et nous à aider à remporter la troisième place des étoiles équestres du salon d'Angers !
Un travail qui paie, rassurante, de bons conseils et à l'écoute ! Bref je recommande ++++++++!!!
Merci milles fois Corinne pour tous ce que tu as su nous apporter pour ta gentillesse et ton grand
cœur ! Merci encore
🎨🐎 Quand la communication animale éclaire le lien humain–animal
“Là où l’art devient un langage entre deux êtres”
Dans le monde du spectacle équestre, on croit souvent que la magie vient du costume,
de la musique, de la mise en scène…
Mais la vraie magie, celle qui fait vibrer le public sans qu’il ne comprenne pourquoi,
naît d’un endroit bien plus intime :
Dans l’espace invisible entre le cheval et l’artiste.
Cet espace-là, je l’ai vu trembler, se fermer, se tendre… et parfois se rouvrir d’un seul battement de cœur.
🌙 Quand un cheval doute, l’artiste vacille aussi
Sur une piste, tout se joue en quelques secondes.
Une approche. Un geste. Un souffle. Un regard.
Et quand le cheval hésite — qu’il refuse d’avancer, qu’il se bloque devant un rideau ou une entrée de scène, qu’il ne comprend pas ce qu’on attend de lui — ce n’est pas seulement le numéro qui s’arrête.
C’est le lien qui demande à être entendu.
Le cheval n’a pas peur de la lumière.
Il a peur de ce qu’il ne comprend pas.
Il a besoin de sens, de repères, d’un chemin clair.
Il a besoin de la présence vivante de son partenaire humain.
Et l’artiste, parfois épuisé, stressé, concentré sur la performance, ou submergé par la pression,
oublie, l’espace d’un instant, d’écouter le langage silencieux de son cheval.
Quand j’interviens, mon rôle n’est pas d’“expliquer au cheval”. Mon rôle est souvent d’aider l’artiste à entendre à nouveau.
💫 Le cheval n’est jamais un accessoire : il est co-créateur
Le cheval n’exécute pas un spectacle. Il participe. Il ressent les émotions de l’artiste,
il absorbe son stress, il amplifie ses doutes, il rayonne quand il est compris.
Dans une communication, l’animal me montre souvent :
- l’endroit où il ne comprend plus,
- l’émotion qui l’étouffe,
- le geste qui le bloque,
- le moment où il s’est senti dépassé,
- ou simplement son désir d’être abordé différemment.
Et lorsque l’artiste reçoit ce message, quelque chose se réajuste immédiatement.
Le cheval se relâche, les tensions disparaissent, le mouvement redevient fluide.
L’harmonie revient, comme si elle n’avait jamais disparu.
🎭 Quand le lien renaît, le spectacle change de nature
Ce qui m’a toujours frappée dans le milieu artistique, c’est à quel point la qualité du spectacle dépend du lien.
Quand l’artiste fait confiance au cheval, le cheval devient aérien.
Quand le cheval sent qu’on l’écoute, il n’a plus besoin de résister.
Quand l’émotion circule des deux côtés, la scène devient un véritable lieu de rencontre.
Et le public le ressent. Sans le savoir, il perçoit cette cohérence, cette connexion profonde,
cette danse silencieuse.
Ce n’est plus seulement un numéro. C’est un dialogue.
Un duo.
Une histoire qui se raconte à deux respirations.
🌟 Ce que j’ai appris dans ce monde-là
Dans le monde du spectacle équestre, on ne “dresse” pas un cheval.
On l’écoute.
On le lit.
On le ressent.
On crée avec lui.
Et lorsque la communication intervient, elle ne fait pas que résoudre un blocage :
Elle réveille le lien.
Elle rallume la confiance.
Elle redonne une voix au cheval et une écoute au cœur de l’artiste.
C’est là que la vraie magie opère.
Ces récits illustrent ma pratique de la communication animale. Si vous souhaitez en comprendre le cadre, le déroulement et les modalités, vous pouvez consulter la page dédiée.
Ces communications animales ont été réalisées à Angers